vendredi 1 avril 2016

Accidentalité en piscine publique : tour d'horizon international

Quantifier les noyades - mortelles et non mortelles - survenues dans les piscines publiques françaises pourrait passer pour un simple exercice comptable. Nous avons pu constater, que pour de multiples raisons, la production de connaissances dans ce domaine se trouve freinée par un certain nombre d'entraves (Vignac, Lebihain & Soulé, 2015).

Qu'en est-il au plan international ?

Si la majorité des études concernant la noyade ne s'intéressent, souvent, qu'à celles qui surviennent en milieux naturels ou en piscines privées, quelques rares rapports nous éclairent sur les cas survenus en piscine publique. 


Pour la plupart, il s'agit d'études rétrospectives sur lesquelles nous avons réalisé des moyennes annuelles afin de rendre la représentation graphique plus aisée. En effet, les études consultées utilisent des méthodologies différentes, œuvrant sur des échelles spatiales et temporelles très disparates, produisant, de facto, des données souvent incommensurables. 

Les chiffres bruts présentés ci-dessus ne permettent pas grand chose car ils ne peuvent pas être mis facilement en perspective avec les fréquentations des piscines, la taille des territoires, le nombre d’équipements, etc., pour in fine obtenir des ratios. 

Précisons que le graphique ne signifie pas qu’on se noie davantage dans les piscines aux USA ou en Italie ;  il veut simplement dire que les données épidémiologiques sont mieux documentées dans ces pays. 

En tout état de cause, toutes les études s’accordent à dire, dans leurs conclusions, que la noyade en piscine publique est largement méconnue sur le plan statistique. La France ne fait donc pas exception en la matière !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire